La dictée du Zonta devient un incontournable, tous les ans, pour les passionnés de la langue française qui furent assez nombreux à affronter un blanc manteau neigeux tombé le matin même . Merci à tous les participants qui nous aident ainsi à lutter contre l’illettrisme et à aider des jeunes filles à poursuivre leurs études.

Peu d’enfants malheureusement osent tenter cette épreuve : 2 en 2015 !

Joli texte cette année mais pas facile du tout : quelques phrases à la tournure compliquée, du vocabulaire peu usité et de nombreux accords bien sûr.

Malgré cela, le grand vainqueur réussit à ne faire que 3 fautes !

De nombreux prix récompensèrent les meilleurs, en présence des élus de la ville qui soutiennent régulièrement notre club dans ses actions.

Je vous joins le texte pour ceux qui veulent essayer …….

Deux ego font-ils deux égaux ?

Il fut un temps très lointain, où, pour parodier un conte musical, les premiers êtres du genre homo pas encore tout à fait « sapiens » ignoraient qu’on les avait gratifiés d’un ego. Loin de vivre comme des sybarites, il leur fallait d’abord multiplier sans trêve les allées et venues entre le territoire de leurs activités cynégétiques et l’antre natal.

La supériorité de la femme des origines fut démontrée par un célèbre auteur britannique quand, dans la grotte, « le chat qui s’en va tout seul » céda au(x) sortilège(s) de cette ailurophile avisée, tandis que l’homme, un rien pithécanthrope, ne songeait qu’à assouvir sa faim primitive.

Le narrateur facétieux la peignait déjà « plus égale » que l’homme, comme l’eût dit un défunt humoriste, dans l’art subtil de la manipulation …

Est-ce donc parce qu’ils craignaient que leur compagne, tantôt houri, tantôt hétaïre, ne leur tendît ses rets, que les hommes, depuis le gynécée des Hellènes jusqu’à l’avènement de nouvelles démocraties, se sont plu à convertir l’égalité originelle en « complémentarité », terme prisé par certains parlements nouveau-nés portés sur les fonts baptismaux de récentes révolutions ?

A l’ego cher au(x) psychanalyste(s), on accole l’épithète justifiée de « surdimensionné »pour les protagonistes de combats dignes de gallinacés mâles au narcissisme exacerbé, dans un monde politique encore très misogyne, où de doctes tribuns vilipendent les inégalités, pourvu qu’ils restent eux-mêmes

« un peu plus égaux » que la moitié femelle de la société.

Il y a quelque temps, un soi-disant ténor du barreau, pris d’une virile logorrhée, ne persiflait-il pas la carrure, rédhibitoire selon lui, d’une femme élue bâtonnier ? Dans cette controverse, cette dernière n’est pas, quant à elle, montée sur ses ergots…

Pour résoudre équitablement la dichotomie inhérente à l’humanité entre deux alter ego encore si peu égaux, l’hermaphrodisme représenterait-il alors l’unique archétype de la perfection ? Mieux vaut invoquer la M(m)use et, à l’instar de l’écrivain susnommé, proclamer fièrement :

« si tu peux être forte sans cesser d’être tendre… tu seras, non un homme, mais une femme, ma fille » !